Cassis, Maudet ou Moret. Parlement capable de tout. Forces latines.

Ignazio Cassis le Tessinois. Pierre Maudet le Genevois. Isabelle Moret la Vaudoise. A Neuchâtel, le groupe libéral-radical soumet aux 246 élus du Parlement un « ticket » à trois pour la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Depuis 1848, Vaud affiche 15 Conseillers fédéraux, le Tessin 7, Genève 5 (sur 116). Ce 20 septembre, ce Parlement sera capable de tout. Torride.

 

Vaud et Genève, en tout cas, gagneront un siège chacun au Conseil national en 2019 (19 et 12 désormais). Le Tessin se maintiendra (à 8). Berne et Lucerne reculeront (à 24 et 9). Au Conseil national (200 sièges), c’est la population des cantons qui compte. Au Conseil des Etats (46), chaque canton a 2 sièges, chaque ex-demi-canton un seul. Mais attention ! Cela n’annonce pas forcément – d’ici à 2047 – une augmentation des parts latines (cf « Neue Zürcher Zeitung », 31 août). Certains cantons pourraient progresser (Fribourg bilingue de 7 à 8 dès 2023, Vaud de 19 à 20 dès 2043). Mais d’autres se stabiliseraient (Genève 12, Tessin et Valais bilingue 8, Neuchâtel 4, Jura 2). D’autres encore y perdraient (Grisons trilingues de 5 à 4 dès 2027, Berne bilingue de 24 à 23 dès 2031). Pour Berne et Jura, il faudra intégrer le transfert de Moutier (dès 2021). A surveiller : Belprahon et Sorvilier (ce 17 septembre). Suspense ?

 

Ailleurs, Zurich se renforcerait (de 35 à 36 sièges dès 2031). Bâle-Ville et Bâle-Campagne rétréciraient (5 à 4 dès 2023 pour l’un, 7 à 6 dès 2027 pour l’autre). Tout comme Saint-Gall (12 à 11 dès 2043). Thurgovie voisine compenserait (6 à 7 dès 2027). Lucerne se redresserait (de 9 à 10 dès 2027). Frémissements.