2019. Le PDC et ses soucis. Béatrice Wertli. Gerhard Pfister. Doris Leuthard.

Soucieux, les démocrates-chrétiens suisses ? Béatrice Wertli, Secrétaire générale depuis 2012, se retire. Gerhard Pfister, Président dès 2016, se demande si Doris Leuthard, élue au Conseil fédéral en 2006, ne devrait pas prolonger son règne (« Blick » du 31 mars). Car sa succession s’annonce délicate. La recherche de femmes candidates capables de gagner serait ardue. Le déclin quasi-constant des troupes PDC, selon certains, pourrait mettre en danger l’unique siège restant au Gouvernement. La concurrence viendrait des partis verts – historiques et libéraux. 2019 – élections test.Continue reading

Succession Leuthard et présidence Pfister – danger? PDC contre Verts – le match?

Chute du Parti démocrate-chrétien ? Péril pour la succession Doris Leuthard au Conseil fédéral ? Aux élections 2015 déjà, le PDC du président Gerhard Pfister se tasse à 11,6% des voix. Dimanche, il perd en Ville de Zurich, en Obwald et Nidwald. Depuis 2015, il s’effrite dans 13 cantons sur 15 (« Thurgauer Zeitung », 6 mars). Le « virage à droite » du Zougois Pfister ne paierait pas. Vrai : la présidence précédente, celle du Valaisan « centriste » Christophe Darbellay, affiche aussi des déceptions. Alors ? Continue reading

Droites – Parmelin, Cassis, Pfister? Femme – chercher et trouver?

Gerhard Pfister ! Le président du PDC succédera-t-il à Doris Leuthard au Conseil fédéral ? Le Zougois serait le dernier favori (« Bund » et « Tages-Anzeiger », 19 février). Il confirmerait le « virage à droite » de la politique suisse. En 2015, Guy Parmelin (UDC) succède à Eveline Widmer-Schlumpf (PBD), en 2017, Ignazio Cassis à Didier Burkhalter (PLR). Comme Cassis, Pfister est bien perçu à l’UDC. Contrairement à Christophe Darbellay et Urs Schwaller, il désapprouve, en 2007, l’éviction de Christoph Blocher. Lui cultive le contact avec Petra Gössi (présidente PLR) et Albert Rösti (président UDC). Et cela se voit.Continue reading

Gerhard Pfister entre Levrat et Rösti. Doris Leuthard, Konrad Graber, symboles forts.

Qui s’étonne ? Le Parti démocrate-chrétien de Gerhard Pfister préfère le contact avec les socialistes de Christian Levrat ou l’UDC d’Albert Rösti plutôt qu’avec les libéraux-radicaux PLR de Petra Gössi. (« Bund » et « Tages-Anzeiger » du 21 août). La géographie politique suisse s’en trouve-t-elle corrigée ? Oui et non. Car la rivalité entre PDC et PLR est vieille comme la Suisse moderne. « Sonderbund » (1847) et Kulturkampf » (1870) – malgré des rapprochements sur des dossiers concrets – laissent des traces. Et cela se voit.Continue reading

Darbellay entravé? Ses ennemis relancés? 2017 bousculé? Etat des forces.

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Veut-on la peau de Christophe Darbellay ? La révélation d’une paternité hors-mariage relance-t-elle, en Valais, les ennemis de ce chef démocrate-chrétien ? Son élection au Conseil d’Etat valaisan, en 2017, pourrait-elle en souffrir ? A première vue, son ascension politique est irrésistible. Presque tout lui réussit. Diplômé en agronomie de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Vice-directeur de l’Office fédéral de l’agriculture. Conseiller national influent (2003-2015). Président charismatique du PDC suisse (2006-2016). Qui dit mieux ?Continue reading

PDC conservateur? Après-Darbellay. Pfister, Lombardi. Mariage pour tous. Frémissements.

 

Virage conservateur ? Le Parti démocrate-chrétien (PDC), l’un des pivots de la politique suisse, frémit. La succession du président Christophe Darbellay, Valaisan et centriste, intrigue. Le Zougois Gerhard Pfister, quasi-UDC selon certains, se lance. Au PDC, il milite tôt pour un 2e UDC au Conseil fédéral et combat la Grisonne Eveline Widmer-Schlumpf (UDC, puis PBD). Un anti-Darbellay. Les élections 2015 – Parlement comme Gouvernement – lui donnent des arguments. De possibles candidats modérés comme le Grison Martin Candinas ou le Soleurois Pirmin Bischof attendent. Déjà, le Tessinois Filippo Lombardi, perçu à droite, pilote le groupe PDC au Parlement. Alors ?Continue reading

De Schwaller-Darbellay à Lombardi-Pfister? Retour « à droite »?

 

Est-il à un tournant, le Parti démocrate-chrétien suisse ? Acteur « du milieu », repart-il « vers la droite » ? Voyez la présidence du groupe parlementaire. Le remplacement du Fribourgeois Urs Schwaller par le Tessinois Filippo Lombardi serait un signe. Lombardi est parfois perçu comme « ami » de la Ligue des Tessinois. Voyez la présidence du parti. Le Valaisan Christophe Darbellay s’en va. Parmi les papables, on cite le Zougois Gerhard Pfister. Ce serait, pour certains, un quasi-UDC. Lombardi et Pfister plaident pour un 2e UDC au Conseil fédéral. La PBD Eveline Widmer-Schlumpf serait menacée. A surveiller.Continue reading

Le chef PDC Lombardi vise le "milieu" et avertit le chef libéral-radical Müller.

Filippo Lombardi! Le nouveau chef du groupe démocrate-chrétien des Chambres fédérales, c’est lui. Aucun concurrent ne lui fait barrage. Conseiller aux Etats tessinois dès 1999, président remarqué de la Chambre des cantons en 2012-2013, homme de médias extraverti, Lombardi devient l’un des politiciens les plus influents de la scène fédérale. Il succède au Fribourgeois Urs Schwaller.

Avec Filippo Lombardi, où va le PDC ? Il devrait poursuivre sa concertation avec d’autres partis «du milieu» («SonntagsBlick» et «SonntagsZeitung» du 19 janvier). La priorité va au Parti bourgeois démocratique (PBD). Lombardi envisage un groupe parlementaire commun, moins une fusion. Aujourd’hui, ils occupent deux sièges du Conseil fédéral (la PDC Doris Leuthard et la PBD Eveline Widmer-Schlumpf). En plus, le PDC fait groupe commun avec les Evangéliques. Un temps, ce groupe incluait aussi les Verts libéraux.

Et les libéraux-radicaux? Lombardi les compte parmi les partis «du milieu». Mais leur président Philipp Müller aime peu le PBD et sa ministre. Pour 2015, il approuve de larges alliances avec l’UDC de Christoph Blocher. Du coup, Lombardi avertit. Ce virage à droite pourrait avoir des effets sur la composition du Conseil fédéral. Avec Didier Burkhalter et Johann Schneider-Ammann, les libéraux-radicaux, selon certains, seraient surreprésentés. Un UDC (Ueli Maurer) et deux socialistes (Simonetta Sommaruga, Alain Berset) complètent le Collège. Bref, avec Lombardi, les scénarios changent peu. Depuis 2007 et 2011, la gauche et le «milieu» (sans les libéraux-radicaux) exercent une fragile domination. Gare à 2015!

Le parcours de Darbellay – fédéral jusqu’en 2015, cantonal dès 2017 – est troublant.

Christophe Darbellay – président du Parti démocrate-chrétien suisse et Conseiller national valaisan – entame la partie la plus délicate de sa carrière. Et d’un, il confirme son retrait de la Chambre du peuple en 2015. Il y serait contraint par les statuts du parti cantonal (sauf dérogation). Un transfert au Conseil des Etats paraît difficile (Jean-René Fournier y siège). Darbellay lâcherait aussi la présidence du PDC suisse. Et de deux, il annonce, avec près de quatre ans d’avance, sa candidature pour le Conseil d’Etat valaisan en 2017.