2019? Un monde selon Maurer, Parmelin, Blocher? Voyez plutôt.

Quel monde 2019 ? Est-il au goût des UDC Christoph Blocher, Ueli Maurer ou Guy Parmelin ? Aux Etats-Unis, le Républicain isolationniste Donald Trump y ressemble. En Grande-Bretagne, le Conservateur du « Brexit » Boris Johnson s’en rapproche. Dans l’Union européenne de Jean-Claude Juncker, en attendant celle d’Ursula von der Leyen, il y a de tout. Des figures troubles – comme le Hongrois Viktor Orban ou le Polonais Jaroslaw Kasczynski. Des gens complexes – comme l’Autrichien Sebastian Kurz ou l’Italien Giuseppe Conte. Des personnes plutôt fiables – comme l’Allemande Angela Merkel ou le Français Emmanuel Macron. Qui s’y retrouve ?

 

Hors-Occident ? C’est touffu. La Chine de Xi Jinping – 70 ans après Mao Tsé-Toung – reste fermement autoritaire. La Russie de Vladimir Poutine met hors-jeu des concurrents gênants. L’Inde de Narendra Modi est tentée par un nationalisme hindou pur et dur. Le Brésil de Jair Bolsonaro a des accents proches des populismes de droite. Le Japon de Shinzo Abe et d’autres résisteraient mieux. Voilà pour quelques poids lourds.

 

Vrai : l’UDC de Blocher, Maurer et Parmelin ne se confond avec aucun. Son respect de l’Etat de droit et de la démocratie pluraliste est peu contesté. Au Conseil fédéral, Maurer et Parmelin les assumeraient autant que les PSS Simonetta Sommaruga et Alain Berset, les PLR Ignazio Cassis et Karin Keller-Sutter, la PDC Viola Amherd. Mais ce monde éclaté, où quasi-personne ne fait plus la loi, devrait convenir à l’UDC blochérienne. L’éloignement entre Suisse et Europe en fait partie. Les mois qui viennent confirmeront. Ou pas ?