Verts – quel pouvoir? Le climat ou l’Europe. Sommaruga, Cassis, KKS et les Sages.

7 Conseillers fédéraux – réélus ? Verts historiques de Regula Rytz et Verts libéraux de Jürg Grossen – exclus ? Il leur reste le Parlement et le Peuple. Avec eux, ils peuvent faire pression. Au Conseil fédéral, les équilibres sont variables. Ueli Maurer, Guy Parmelin, Ignazio Cassis et Karin Keller-Sutter – 2 UDC, 2 PLR – ne forment pas une majorité « de droite » homogène. Viola Amherd (PDC), Simonetta Sommaruga (PSS) et Alain Berset (PSS) gardent une marge. Mieux ! Le Conseil national, comme le Conseil des Etats, devient plus « centriste ». L’issue des votes populaires s’ouvre davantage encore. Et grâce aux Verts.

 

Climat et environnement ? Les deux familles vertes peuvent marquer des points. Simonetta Sommaruga en sera renforcée. Europe, accord-cadre et immigration ? Les deux familles sont parfois divisées. Mais, avec un Peuple et un Parlement plus « centre-gauche », elles pourront mieux garantir les droits sociaux liés à la libre-circulation. Ignazio Cassis et Karin Keller-Sutter devraient y être sensibles. Retraites ? Santé ? Fiscalité ? Le vote de mai fisc/AVS est-il prometteur ? C’est une lueur pour Alain Berset, aussi pour Ueli Maurer. Agriculture et libre-échange ? Guy Parmelin sera-t-il freiné ? Défense et avions ? Viola Amherd devra-t-elle – plus encore – lutter ? A voir.

 

Attention ! Un fossé sépare Verts historiques et Verts libéraux. Ce fossé – lors de l’élection du Conseil fédéral – devient gouffre. Peu de Verts libéraux votent Regula Rytz. C’est l’antagonisme de la scission 2004-2007. Seul un rapprochement permettra à l’influence des deux familles de grandir encore. Mais qui sait ?