7 mars haletant. Huile de palme et déforestation. Libre-échange et paysans suisses.

Huile de palme et déforestation ? Accord de libre-échange Suisse-AELE-Indonésie ? La bataille du 7 mars est lancée. Des figures comme Willy Cretegny (vigneron GE), Denis de la Reussille (POP NE) ou Nicolas Walder (Vert GE) attaquent l’accord par référendum. Ils lui reprochent de mettre en péril la biodiversité, les forêts tropicales, les paysans suisses et indonésiens, les populations locales. L’importation d’huile de palme nuirait à la production en Suisse d’huile de colza et de tournesol. Selon ces opposants, les garanties du Conseil fédéral – contingents d’importation, objectifs de durabilité, certificats de traçabilité – seraient insuffisantes. Guy Parmelin est au front.

 

Est-ce, ce 7 mars, le procès de l’économie mondialisée ? La Suisse y est active. C’est un pays libre-échangiste. Convention AELE (1960). Adhésion au GATT (1966) et à l’OMC (1995). Accord de libre-échange avec l’Union européenne (1972). 31 autres accords avec 41 partenaires s’ajoutent. Souvent avec l’AELE. Parfois sans (ex : Japon, Chine). On note des coups de frein. Voyez la Malaisie, le Mercosur (Amérique du Sud), les Etats-Unis. La protection des paysans suisses est – presque toujours – un enjeu sensible.

 

Sûr : la triple votation fédérale du 7 mars s’annonce haletante. L’initiative UDC contre le voile intégral cible l’islamisme « dur » (burqa, niqab). Droits de la femme et libertés individuelles y entrent en collision. La généralisation du masque – en pleine pandémie – pourrait ajouter au trouble. Enfin, le vote sur la « privatisation » (ou non) des passeports numériques devrait, lui aussi, soulever des passions. Cela promet.