L’UDC, l’asile et les frontières. Ce qui la fait grandir. Elle et l’Europe des 6-9 juin.

Asile. L’UDC lance une nouvelle initiative pour la protection des frontières. Contrôle systématique. Refus des personnes venant de « pays sûrs ». Dont les pays voisins. Arrivages par avion surveillés. 5000 procédures d’asile par année au maximum. Admissions provisoires exclues. Délai de 90 jours imposé aux personnes en situation irrégulière pour partir. Sinon, annulation de l’accès aux assurances sociales, des contrats de travail. Au besoin, la Suisse renégociera les traités existants. Ou les dénoncera. Les accords Schengen-Dublin acceptés en 2005 sont dans le viseur. Cette initiative suit de près celle pour une Suisse à 10 millions d’habitants en 2050 – 10 millions au plus.

L’UDC devient le plus grand parti de Suisse en luttant sans relâche contre l’asile et l’immigration. C’est, avec l’Europe, sa grande affaire. Il lui arrive de gagner. En 2010, oui à la première initiative contre les étrangers criminels. En 2014, oui à l’initiative contre l’ « immigration de masse ». 29,4% des voix en 2015. Sommet historique. Election d’un 2e Conseiller fédéral UDC. Guy Parmelin rejoint Ueli Maurer. Il lui arrive aussi de perdre. En 2016, non à la 2e initiative contre les étrangers criminels. 25,6% des voix en 2019. En 2020, non à l’initiative pour l’ « immigration modérée ». 27,9% des voix en 2023. Cela dit, l’UDC reste première. Les UDC Guy Parmelin et Albert Rösti gouvernent toujours à 2 sur 7.

Mais voyez l’élection des 6-9 juin du Parlement de l’Union européenne. Là aussi, les partis hostiles à l’asile et à l’immigration sont à l’offensive. Des sondages les donnent gagnants. Suisse, Union européenne, mêmes combats?