L’extrême-droite et la démocratie. Macron, Barnier, Le Pen. L’UDC blochérienne.

Les partis d’extrême-droite sont-ils intégrables en démocratie? Les risques sont-ils gérables sans mettre en danger la démocratie elle-même? Les politologues Rahel Freiburghaus, Adrian Vatter et Pascal Sciarini en soupèsent le pour et le contre (Tamedia). Voyez la France du Président Emmanuel Macron. Elle tente une expérience singulière. Le Centriste Macron choisit comme Premier Ministre le Gaulliste Michel Barnier. Il table sur la non-belligérance du Rassemblement national de Marine Le Pen. Seule la gauche est pour le moment laissée de côté. Avec une Assemblée nationale morcelée, la construction est audacieuse. Beaucoup dépendra de l’humeur du RN de Marine le Pen. A suivre.

En Suisse? C’est l’intégration au Conseil fédéral de l’UDC rénovée de Christoph Blocher qui fera souci. Certes, l’UDC blochérienne est unique. Elle ne se confond ni avec le Rassemblement national ni avec d’autres. Mais elle attire en partie le même public. Ses thèses sur la souveraineté ou l’immigration sont proches. De fait, l’intégration de l’UDC blochérienne dans le Conseil fédéral est mouvementée. 2003-2007. Election, puis éviction de Blocher lui-même. 2008. Eveline Widmer-Schlumpf et Samuel Schmid au PBD. 2008 toujours. Ueli Maurer élu de justesse, mieux accepté par la suite. Aujourd’hui, les Sages UDC Guy Parmelin et Albert Rösti sont traités comme les autres. Intégration réussie?