Donald Trump – 2e Présidence des Etats-Unis. Le retour du Républicain imprévisible symbolise-t-il le retour de la loi du plus fort? Gestion de Gaza. Annexion du Groenland, du Canada, du Canal de Panama. Ou des trois. Droits de douane unilatéraux sur le Canada, le Mexique, la Chine. Attitude conflictuelle face à ses alliés de l’Union européenne. L’Amérique latine dans l’histoire. D’autres. En général, ce sont des puissances autoritaires qui imposent la loi du plus fort. Ou essaient. Russie de Vladimir Poutine face à l’Ukraine et d’autres. Chine de Xi Jinping. Par exemple. Avec Trump, c’est une grande démocratie. Colonialisme? Néo-colonialisme?
Voyez le Conseil de Sécurité de l’ONU. Le statut de membre permanent doté du droit de veto octroyé à 5 de ses membres depuis 1945 favorise la loi du plus fort. Etats-Unis, Russie, Chine, plus que Grande-Bretagne, France. Ce statut récompense 5 vainqueurs de la Guerre mondiale 1939-1945. Et consacre le statut de vaincu de l’Allemagne, du Japon. Cette différence de traitement freine l’adhésion de la Suisse. Non en 1986. Oui en 2002. Joseph Deiss, Président de l’Assemblée générale 2010-2011. Suisse membre non permanent du Conseil de Sécurité 2023-2024. Siège européen de l’ONU à Genève (SDN dès 1920). Adhésion de la Suisse à de nombreuses institutions de l’ONU. Ou proches.
Bref, l’ONU n’est pas épargnée par la loi du plus fort. Le Conseil de Sécurité d’abord. Pour la Suisse neutre, cela peut être un obstacle diplomatique. Un atout aussi. La rivalité entre les 5 membres permanents – Trump, Poutine, Xi surtout – élargit sa marge de manoeuvre. Ignazio Cassis et Pascale Baeryswyl l’ont-ils ressenti en 2023-2024? Ce « pouvoir mondial » est ainsi fait.