Ukraine-Russie. Israël-Hamas. Les deux conflits militaires majeurs d’aujourd’hui font subir à la neutralité de la Suisse des tests de première grandeur. C’est d’abord le Conseil fédéral 2024 qui est touché. Collège à 4 Partis et à 7 Sages. Présidente et Centriste Viola Amherd. PLR Ignazio Cassis et Karin Keller-Sutter. PSS Elisabeth Baume-Schneider et Beat Jans. UDC Guy Parmelin et Albert Rösti. Le Parlement fédéral en frémit. Dans aucun des deux conflits, la neutralité suisse n’est totalement équidistante. Voyez plutôt.
Guerre Ukraine-Russie? Ici, la neutralité suisse penche clairement en faveur de l’Ukraine de Volodymyr Zelensky. L’agressé. Et contre la Russie de Vladimir Poutine. L’agresseur. Sanctions inspirées de l’Union européenne. Non-invitation de la Russie à la conférence de juin au Bürgenstock (la Russie n’en veut pas). Seule la retenue suisse en matière d’armes et de munitions fait l’affaire de l’agresseur. Il n’empêche. Sans Poutine, toute perspective de paix paraît hors de portée.
Guerre Israël-Hamas? Les préférences suisses sont moins lisibles. Au Parlement, l’interprétation de la neutralité favorise Israël. L’attaque du Hamas du 7 octobre y est plus fermement condamnée que la réplique d’Israël. Hamas « terroriste ». Au Conseil fédéral, c’est plus compliqué. Les hésitations sur le financement de l’UNRWA en sont un reflet. Philippe Lazzarini, directeur suisse. Israël juge l’UNRWA pro-Hamas. Selon l’ONU, 9 de ses collaborateurs sont impliqués dans l’attaque du 7 octobre. Alors? Si la neutralité suisse penche, est-ce toujours du même côté? Creusons.
