A droite. PDC Pfister, PLR Wasserfallen, UDC Rösti. Présidences, vents contraires.

 

4 des 7 principaux partis suisses se cherchent une présidence. De premières candidatures – affichées ou présumées – donnent des signaux contraires. Chez les démocrates-chrétiens PDC (11,6% des voix, en baisse), la possible intronisation du Zougois Gerhard Pfister étonne. Dans un parti partagé entre centre-gauche et centre-droite, il est très « à droite », proche de l’UDC. Le Grison Martin Candinas, modéré, renoncera. Christophe Darbellay, Valaisan et président sortant, est au centre. Chez les libéraux-radicaux PLR (16,4%, en hausse), le Bernois Christian Wasserfallen est cité. Comme le sortant argovien Philipp Müller, il est aussi placé « à droite ». Une Schwyzoise, Petra Gössi, est évoquée. Ce parti est fait d’un centre et d’une droite. Cela dit, la fusion de 2009 avec les libéraux renforce la droite. Alors ?

 

A l’UDC (29,4%, en hausse), c’est différent. Le probable remplacement du Saint-Gallois Toni Brunner par le Bernois Albert Rösti – sans rien changer au fond – annonce-t-il un ton conciliant ? Rösti ressemble au nouveau Conseiller fédéral vaudois Guy Parmelin. Chez les Verts historiques (7,1%, en baisse), on passerait d’une présidence à deux à une présidence unique. La Vaudoise Adèle Thorens laisserait le gouvernail à la seule Bernoise Regula Rytz. D’autres présidents restent. Le Fribourgeois Christian Levrat chez les socialistes (18,8% de voix, petite hausse). Le Zurichois Martin Bäumle chez les Verts libéraux (4,6%, en baisse). Le Glaronnais Martin Landolt au PBD (4,1%, en baisse). Mais qui sait ?

 

Question : quel est le poids des présidents dans les succès et échecs des partis ? Hum ! A voir les élections 2015, la réponse est compliquée. A l’UDC, c’est le Zurichois Christoph Blocher, qui ne sera jamais président du parti suisse, l’artisan majeur des victoires. Le rôle des Conseillers fédéraux, aussi, est incertain. Rien n’est sûr.