Fléchit-il, le Conseil fédéral 2016? Sans Widmer-Schlumpf. Avec Parmelin, Maurer.

 

Fléchit-il, le Conseil fédéral 2016 ? A première vue, les changements – face à 2012-2015 – sont limités. Une PBD aux Finances (la Grisonne Eveline Widmer-Schlumpf) y cède la place à un 2e UDC à la Défense (le Vaudois Guy Parmelin). Quant au 1er UDC, il passe de la Défense aux Finances (soit le Zurichois Ueli Maurer). Deux libéraux-radicaux (Johann Schneider-Ammann, Didier Burkhalter), une PDC (Doris Leuthard) et deux socialistes (Simonetta Sommaruga, Alain Berset) les accompagnent. « Virage à droite ».

 

Alors, baisse-t-il ? Prenez les trois Romands. Le Neuchâtelois Burkhalter, ministre longtemps fêté, bute durement sur les blocages Suisse–Europe. Le Fribourgeois Berset, très applaudi aussi, affronte un Parlement rebelle, amorce de rudes débats sur la prévoyance vieillesse ou le « match des langues ». Le Vaudois Parmelin débute bien, mais une faveur fiscale touchant sa famille dérange certains. Chez les quatre Alémaniques, le Bernois Schneider-Ammann a des mérites. Mais le rayonnement du président 2016 reste contenu. Le Zurichois Maurer, passé aux Finances, pourrait être l’un des gagnants. Deux femmes résistent. L’Argovienne Leuthard marque des points sur le Gothard et le Service public, la Bernoise Sommaruga, sur les étrangers criminels et l’asile. Pas mal, non ?

 

Vrai : le Conseil fédéral 2012-2015 est l’un des plus stables de l’histoire. Son niveau est élevé. Les relations humaines, malgré d’évidentes divergences, y sont d’une exceptionnelle courtoisie. Trois femmes – Leuthard, Widmer-Schlumpf, Sommaruga – y sont pour une part. Bref, le Conseil fédéral 2016 part de haut.