Avions de combat à la mort? « F/A-18 », « Gripen » et Cie. Maurer et Parmelin défiés.

 

4 des 34 « F/A-18 » américains frappés. Flotte de « Tiger » – américaine, elle aussi – en voie de démantèlement. Refus populaire de 22 « Gripen » suédois pour 3,126 milliards de francs (en 2014). L’aviation suisse de combat court-elle à la mort ? Tous les yeux sont braqués, désormais, sur la relance d’une acquisition. Tour à tour, les UDC Ueli Maurer et Guy Parmelin – ministres successifs de la Défense – s’y mettent. A-t-elle une chance ?

 

Nouveau ! Une tiédeur s’installe en Suisse face à l’armée. Car, la chose militaire a plutôt bonne image. Les votes populaires tournent souvent à son avantage. Longtemps, la proximité de puissances rivales – et de guerres – favorise cette bienveillance. L’armée de milice et son image y ajoutent. Mais la fin de la Guerre Froide, dès 1989, est un tournant. Cela ne se traduit pas immédiatement lors de votes. En 1993, l’achat des « F/A-18 » est ratifié. Le libéral-radical Kaspar Villiger gouverne. Mais la réduction de l’armée démarre (Armée 95, Armée XXI, Développement de l’armée DEVA). Des ministres « bourgeois » s’y activent (Villiger, Ogi, Schmid, Maurer, Parmelin). Vrai : il arrive au Parlement de freiner. Cela dit, le refus des Gripen claque fort. L’armée est moins omniprésente.

 

Question ! La Suisse neutre se met-elle sous le parapluie de l’OTAN et des Etats-Unis ? En 1996, son adhésion au Partenariat pour la Paix avec l’OTAN est un signe. L’UDC Adolf Ogi (Défense) et le PDC Flavio Cotti (Affaires étrangères) sont aux commandes. On déplore bien, à l’Est et au Sud-Est de l’Europe, de sérieuses tensions (Ukraine-Russie, etc). Mais, de qui avoir peur ?