Berset partout. Parmelin en plus. Femmes en bien. Collège en forme. Guerres et Pandémie.

Qui, parmi les 7 Sages du Conseil fédéral, profite-t-il ou profite-t-elle le mieux du combat contre le Coronavirus ? Presque tous marquent des points. Le fonctionnement du Collège – malgré la cohabitation de 4 partis rivaux – produit peu d’éclats. La concertation domine. Les révélations de divergences y sont rares et brèves.

 

Alain Berset ? Le Fribourgeois est partout (PSS, Santé). Mais c’est la montée en autorité du Vaudois Guy Parmelin qui frappe (UDC, Economie). C’est celui, depuis son élection en 2015, qui gagne le plus (« Bund », « Tages-Anzeiger », « Neue Zürcher Zeitung »). Les 3 Conseillères fédérales confirment leurs images. La Bernoise Simonetta Sommaruga (PSS, Présidence). La Saint-Galloise Karin Keller-Sutter (PLR, Frontières). La Valaisanne Viola Amherd (PDC, Armée, Sport). Ueli Maurer ? Le Zurichois, tout en paraissant parfois plus gêné que d’autres, résiste (UDC, Finances). Ignazio Cassis ? Le Tessinois, bien que médecin, sera bizarrement le moins exposé (PLR, Affaires étrangères). Mais sans casser l’ensemble.

 

Bref, le Conseil fédéral 2020 traverse plutôt bien la crise du Coronavirus. Or, cette crise est l’une des plus sérieuses depuis 1848. Question ! Ce Conseil fédéral 2020 est-il meilleur que les équipes des Guerres Mondiales ? Le Collège de 1914-1918 serait entaché par les attitudes de certains acteurs. Dont Arthur Hoffmann (remplacé par Gustave Ador en 1917). Voire le général Ulrich Wille. Le Collège de 1939-1945 serait fragilisé par d’autres. Dont Marcel Pilet-Golaz (remplacé par Max Petitpierre en 1944). Le général Henri Guisan, lui, sort grandi. Mais peut-on comparer ?