Ukraine – où est la Suisse? Gestes contraires. Armes lourdes. Nous et la guerre.

Guerre Ukraine-Russie – où est la Suisse ? Une délégation du Conseil national est à Kiev. Présidente Irène Kälin (Verte). Roger Nordmann (PSS). Yves Nidegger (UDC). Nik Gugger (Evangélique/Centre). Le Conseil fédéral, lui, siège à Genève. Ignazio Cassis, PLR, Président et chef des Affaires étrangères, ne juge pas urgente une visite en Ukraine. Il y a peu de jours, pourtant, Cassis accordait sa chaleureuse caution au discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky par vidéo sur la Place fédérale. L’Economie de l’UDC Guy Parmelin, pour sa part, s’oppose à une livraison de munitions à l’Ukraine. Ce qui n’empêche pas ce même Gouvernement de se rallier aux sanctions européennes contre la Russie. Compliqué ?

 

Qui s’y retrouve ? A l’Ouest, l’OTAN et les alliances autour des Etats-Unis sont-elles plus claires ? La livraison à l’Ukraine d’armes lourdes est en débat. Sur la place militaire américaine de Ramstein, une quarantaine de pays se concertent. Dont l’Américain Lloyd Austin. L’Allemagne d’Olaf Scholz elle-même, après de longues hésitations, ouvre la voie à la livraison de blindés à l’Ukraine (Gepard, voire Leopard, Marder). L’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN suivrait son cours. Alertes ?

 

Alors ? La Suisse des Cassis, Berset, Maurer, Sommaruga, Parmelin, Amherd et Keller-Sutter risque-t-elle de se retrouver seule ? Son interprétation de la neutralité favorise-t-elle l’agresseur Vladimir Poutine ? Le scénario de la crise des missiles de 1962 à Cuba entre l’Amérique de Kennedy et l’URSS de Khrouchtchev se répète-t-il ? Est-on près d’une guerre mondiale – et nucléaire ? Sérieux ?