Schneider-Ammann sorti: une erreur? Leuthard 11 ans: ça suffit? Et les femmes?

 

Johann Schneider-Ammann ! Faut-il pousser vers la sortie le président de la Confédération 2016 ? Serait-ce une erreur ? Elu en 2010 au Conseil fédéral, chef de l’Economie, de la Formation et de la Recherche, son règne a du bon (3,5% de chômage en 2010, 3,3% en 2015, 3,1% en juin 2016). Même le « Franc fort » n’inverse pas la tendance. Et puis, les libéraux-radicaux se redressent (15,1% en 2011, 16,4% en 2015). Leurs Conseillers fédéraux Johann Schneider-Ammann et Didier Burkhalter y ont leur part. Non ?

 

Mieux ! Les activités internationales du Bernois – ces jours à Singapour, en Corée du Sud, en Mongolie – sont des succès (libre-échange avec la Chine, Banque asiatique d’investissement, dégel avec l’Inde, etc.). Partout, on l’interroge sur l’efficacité de la formation professionnelle suisse. Vrai : Schneider-Ammann n’est pas toujours éloquent. Mais, dans une Suisse du concret, ce n’est pas un grave défaut. Vrai aussi : une partie de la gauche – dont le socialiste Christian Levrat – le critique. Mais, en 2010, la gauche l’élit (contre la Saint-Galloise Karin Keller-Sutter). Il n’empêche. Né en 1952, Schneider-Ammann pourrait ne pas s’éterniser. Regrets ?

 

Doris Leuthard ! La présidente 2017, ce devrait être elle. Née en 1963, élue en 2006, doyenne de fonction, cette PDC argovienne totalisera 11 ans d’Exécutif. A l’Economie, puis à Environnement, Transports, Energie et Communication, elle rayonne. C’est l’une des dernières Conseillères fédérales (avec la socialiste Simonetta Sommaruga). Certains suggèrent un départ simultané de Leuthard et Schneider-Ammann. Pour placer des femmes ?