Vera Weber ! La fille de Franz Weber s’impose comme une figure hors-série de l’écologie et de la politique suisse. C’est elle, en personne, qui négocie avec le Parlement fédéral l’application dans la loi de leur initiative contre trop de résidences secondaires (acceptée en 2012). Sa méthode intrigue. C’est avec l’UDC et les libéraux-radicaux – partis de droite réputés peu interventionnistes – que Vera Weber conclut une application plutôt rigoureuse de l’initiative. Plus au centre, le PDC, le PBD et des acteurs touristiques voudraient plus de flexibilité. A gauche, chez les socialistes et les Verts, les réactions sont variées. Mais on y observe plus d’approbation que de rejet. Le Conseil national suit. Sa géographie politique s’en trouve bousculée. On attend le Conseil des Etats avec curiosité
Catégorie : Environnement
Les Verts libéraux de Bäumle et Chevalley sont à la hausse. Seront-ils les arbitres?
Gare aux Verts libéraux de Martin Bäumle ! Pour les élections fédérales de l’automne, ils sont à la hausse. Ils progressent aux élections cantonales comme dans les sondages. Cela peut leur donner un rôle d’arbitre. Ce 8 mars déjà, ils proposent une initiative fiscale discutée. Les Verts libéraux naissent en 2004 à Zurich et ailleurs d’une scission « centriste » des Verts historiques. En Suisse romande, des dissidents « bourgeois » les rejoignent. On y remarque les Zurichois Martin Bäumle, Tiana Angelina Moser, Verena Diener, la Vaudoise Isabelle Chevalley, d’autres. Leurs voix comptent
Les Verts libéraux de Bäumle et les Verts historiques de Glättli ont-ils une chance?
Les Verts libéraux de Martin Bäumle et les Verts historiques de Balthasar Glättli, s’ils coopèrent, peuvent-ils bousculer le pouvoir en Suisse ? Ont-ils les moyens, en 2015 ou plus tard, d’entrer au Conseil fédéral ? Si oui, à qui peuvent-ils prendre une place ? A première vue, les Sept Sages actuels pourraient se représenter en 2015. On y voit un UDC (Ueli Maurer), deux libéraux-radicaux (Didier Burkhalter, Johann Schneider-Ammann), une PBD (Eveline Widmer-Schlumpf), une PDC (Doris Leuthard), deux socialistes (Simonetta Sommaruga, Alain Berset). Où un Vert pourrait-il se caser ? Rude affaire
Ensemble, le Vert libéral Bäumle et le Vert historique Glättli! Pour le Conseil fédéral?
Ils se réconcilient, les Verts ? Ecoutez Martin Bäumle, président des Verts libéraux, et Balthasar Glättli, chef du groupe parlementaire des Verts historiques (« SonntagsZeitung » du 28 septembre). Sur l’écologie, ils ne peuvent guère compter sur les autres partis. Ils doivent donc s’unir. Certes, ils divergent parfois (ex : asile, questions sociales). Mais cela ne doit pas empêcher la coopération. Une candidature commune au Conseil fédéral est envisagée
Verts libéraux de Bäumle et Chevalley au Conseil fédéral? Des pistes se dégagent.
Mûrs pour le Conseil fédéral, les Verts libéraux de Martin Bäumle et Isabelle Chevalley ? Cette dissidence centriste des Verts historiques fait 5,4% de voix en 2011. Dans les cantons, elle gagne des élections. Bäumle n’exclut pas d’atteindre 7% à 8% en 2015 (« NZZ am Sonntag » du 14 septembre). Une alliance avec d’autres acteurs « du milieu » – PDC, PBD, par exemple – reste incertaine. Sur l’environnement ou l’énergie, Bäumle les juge trop timides
Fâchés, les Verts libéraux et les libéraux-radicaux? Menacé, Schneider-Ammann?
Une fâcherie écologique entre les Verts libéraux de Martin Bäumle et les libéraux-radicaux de Philipp Müller menace-t-elle, en 2015, le libéral-radical Johann Schneider-Ammann au Conseil fédéral
Virage écolo des libéraux-radicaux: Burkhalter et Schneider-Ammann sauvés?
Les libéraux-radicaux de Philipp Müller, grâce à leur virage écologique, garderont-ils en 2015 leurs deux sièges au Conseil fédéral? Les réactions sont contrastées
Isabelle Chevalley, Philippe Roch, Susanne Hochuli: les écolos rivalisent.
Les écologistes, en Suisse, sont presque partout. Beaucoup adhèrent aux Verts historiques ou aux Verts libéraux (8,4% et 5,4% des voix en 2011).
Les premiers sont situés à gauche, les seconds au centre. D’autres agissent dans les partis classiques. Les plus nombreux sont probablement socialistes. Viendraient après le PDC et le PBD, les libéraux-radicaux et l’UDC. Ajoutons les écologistes faisant partie d’organisations non partisanes (WWF, ATE, Greenpeace, Pro Natura, Fondation Franz Weber, etc). Parfois, ils sont rivaux
3 mars: Rime contre Leuthard. L’aménagement du territoire divise et déchire.
Symbole! Jean-François Rime – président de l’Union suisse des arts et métiers (USAM) et candidat malheureux de l’UDC au Conseil fédéral – pilote l’offensive du 3 mars contre la révision de la loi sur l’aménagement du territoire
Franz Weber: la montagne de Darbellay et Cina sait trouver des alliés.
De quel poids pèse la montagne en Suisse? L’application de l’initiative de Franz Weber contre l’excès de résidences secondaires en fournit un nouvel indice. Les Valaisans Christophe Darbellay et Jean-Michel Cina – et leurs amis avec eux – se redressent.
Le 11 mars, ils subissent une défaite. L’initiative Weber est acceptée. En septembre, ils prennent une revanche. Le Conseil fédéral adopte une ordonnance bienveillante à leur égard (application fixée au 1er janvier, non au 1er septembre, exceptions assez larges). Le vote d’une loi par le Parlement annonce l’épreuve suivante.
A première vue, la montagne part perdante. Au Conseil fédéral, seule la Grisonne Eveline Widmer-Schlumpf (du PBD) est « alpine ». Ses collègues viennent de la plaine. C’est-à-dire : le Zurichois Ueli Maurer (UDC), le Neuchâtelois Didier Burkhalter et le Bernois Johann Schneider-Ammann (libéraux-radicaux), l’Argovienne Doris Leuthard (PDC), la Bernoise Simonetta Sommaruga et le Fribourgeois Alain Berset (socialistes). La montagne a donc besoin d’appuis pour gagner. C’est vrai au Conseil national plus encore qu’au Conseil des Etats. La population alpine, enfin, est plus clairsemée.
Mais attention ! La montagne sait trouver des alliés. Dans les transports, les Alpes occupent depuis toujours une place décisive. Voyez la relance du rail (Furka en 1982, Vereina en 1999, Loetschberg de base en 2007, Gothard de base pour 2016, etc). Le succès de l’initiative des Alpes offre un autre signe (en 1994). Aucune région, dans l’histoire, ne dégage une image plus symbolique. Le combat des résidences secondaires en confirme l’énergie.