Christian Levrat ! Regula Rytz ! Roger Nordmann ! Balthasar Glättli ! Les gagnants imprévus des débuts de Législature 2015-2019, ce sont peut-être eux. Le Fribourgeois et la Bernoise président socialistes et verts historiques. Le Vaudois et le Zurichois pilotent leurs groupes parlementaires. Ils figurent parmi les vainqueurs de plusieurs matchs majeurs. Etrangers criminels (2e initiative). Asile. Naturalisation. Immigration de masse (loi d’application). Fiscalité des entreprises. A suivre : les chocs des 21 mai (sortie lente du nucléaire) et 24 septembre (réforme des retraites). Haletants.Continue reading
Catégorie : Partis
Femmes: Petra Gössi, Regula Rytz. Latins: Levrat pas si seul. Et voyez les espoirs.
Femmes – en hausse ou en baisse ? 2 femmes pilotent 2 des 7 partis les plus influents. La Schwyzoise Petra Gössi gouverne les libéraux-radicaux PLR, la Bernoise Regula Rytz les Verts historiques. Ailleurs, ce sont des hommes. Comme peut-être Albert Rösti (UDC) et Gerhard Pfister (PDC). Ou Christian Levrat (socialiste), Martin Bäumle (Vert libéral), Martin Landolt (PBD). 2 femmes sur 7 ? On les retrouve dans les groupes parlementaires (Verte libérale Tiana Moser, PBD Rosmarie Quadranti). Ou au Conseil fédéral (PDC Doris Leuthard, socialiste Simonetta Sommaruga). On en est près au Conseil national (65/200), au Conseil des Etats (7/46). Vrai : on pourrait mieux faire.Continue reading
Unis, PBD Landolt et PLR Müller? Centre et droite: des échecs. Solo UDC.
Unis, Martin Landolt et Philipp Müller ? Ensemble, le PBD (Parti bourgeois démocratique) et le PLR (Parti libéral-radical) ? C’est là l’une des dernières tentatives de regrouper des partis « du milieu ». Elle est « raisonnable ». Car les amis d’Eveline Widmer-Schlumpf et Didier Burkhalter, dans les classements gauche-droite, sont presque au même endroit (légèrement à droite du milieu). D’ailleurs, le PBD, issu d’une scission avec l’UDC, est aussi l’héritier de l’ancien Parti démocrate, dissidence de gauche des radicaux. Affinités.Continue reading
Brunner contre Müller. UDC contre libéraux-radicaux. Cantons, désunions.
Sont-ils désunis, l’UDC de Toni Brunner et les libéraux-radicaux de Philipp Müller ? Les vainqueurs du 18 octobre sont-ils capables, le 9 décembre, d’évincer la PBD Eveline Widmer-Schlumpf et d’imposer un deuxième UDC au Conseil fédéral ? Voyez les 2e tours du Conseil des Etats (enjeu : 19 sièges sur 46). Ils se succèdent en novembre – entre les 1er (Valais), 8 (Genève, Vaud, Fribourg, Tessin), 15 (Berne, Soleure, Lucerne, Obwald, Saint-Gall) et 22 (Argovie, Zurich). UDC et libéraux-radicaux s’y querellent. Europe et migration divisent. Or, le Conseil national serait « pro-2e UDC » (101 à 99), le Conseil des Etats « pro-Widmer-Schlumpf » (29 à 17 chez les sortants, stabilité en vue). Il y a certes des dissidents. Mais gare aux faux-pas !Continue reading
Müller. Landolt. Darbellay. Des présidents prennent des risques.
Dur, le métier de président de parti ! « A droite », l’Argovien Philipp Müller, président libéral-radical à succès dès 2012, bute sur un accident de la route médiatisé. Pour le Conseil des Etats, un sondage le donne deuxième – entre une socialiste (Pascale Bruderer), un UDC (Hansjörg Knecht) et une PDC (Ruth Humbel). Doit-il s’inquiéter ? Le Saint-Gallois Toni Brunner, président UDC dès 2008, est peu menacé. Son parti monte. Il devrait être réélu. On verra si l’intention de son « père spirituel » Christoph Blocher de le pousser vers un 2e siège UDC au Conseil fédéral lui fait du bien.Continue reading
Philipp Müller, un cas. Toni Brunner, le risque. Christian Levrat, payant.
Elections fédérales 2015 ! Quel est le président de parti le plus « efficace » ? L’Argovien Philipp Müller, président libéral-radical dès 2012, étonne. Son parti, en baisse quasi-constante depuis 1979, se redresse. Des élections cantonales promettent. Il n’est plus guère question de lui enlever l’un de ses Conseillers fédéraux (Didier Burkhalter, Johann Schneider-Ammann). Or, Philipp Müller n’est pas un libéral-radical ordinaire. Son ton n’est pas élitaire. Son langage est parfois peu châtié. En 2000, il parraine une initiative anti-étrangers (« initiative 18% »). Certains en font un quasi-UDC. C’est un cas.Continue reading
En échec, l’ « alliance bourgeoise » Brunner-Müller-Darbellay? Qui y gagne?
Est-elle en échec, l’ « alliance bourgeoise » en Suisse ? Sont-ils incapables de former un front durable, le PDC de Christophe Darbellay, les libéraux-radicaux de Philipp Müller et l’UDC de Toni Brunner ? A quatre mois des élections 2015, leur « pacte » du 27 mars – pacte centré sur l’économie – titube (« Schweiz am Sonntag » du 21 juin). L’UDC Toni Brunner y accuse ses « alliés ». Le libéral-radical Kurt Fluri, lui, parle « de bruit et de fumée », le PDC Ruedi Lustenberger de « travail à la va-vite ». En fait, ces partis divergent sur les priorités. Pacte enterré ?Continue reading
Alliance «du milieu»: le PBD Hassler moins ouvert que le Vert libéral Bäumle?
Elections fédérales 2015! Une alliance «du milieu» – forte sur le papier – se cherche.
Ecoutez le Grison Hansjörg Hassler, chef du groupe parlementaire du Parti bourgeois démocratique PBD («Neue Zürcher Zeitung» du 9 août). Lui souhaite d’abord une coopération accrue avec le PDC de Christophe Darbellay, des apparentements, un groupe commun. Incidemment, le PDC forme déjà un groupe avec les Evangéliques. Et les Verts libéraux? Hassler les juge «trop à gauche». Au contraire, le Zurichois Martin Bäumle, président des Verts libéraux, se montre très ouvert à une coopération («Bund» et «Tages Anzeiger» du 5 août). Les libéraux-radicaux de Philipp Müller participent moins à ces contacts. Mais il y a du mouvement.
La Suisse compte cinq partis «du milieu» («Neue Zürcher Zeitung» et «Le Temps» du 26 novembre 2013). Les Verts libéraux (5,4% des voix en 2011) et les Evangéliques (2%) figurent à gauche «du milieu», les libéraux-radicaux (15,1%) et le PBD (5,4%) à droite. Le PDC traverse ce «milieu» (12,3%). Enfin, on trouve très à gauche les socialistes (18,7%) et les Verts (8,4%), très à droite l’UDC (26,6%).
Enjeu: le Parlement réélira-t-il les sept Conseillers fédéraux en 2015? Ce sont: Simonetta Sommaruga et Alain Berset (socialistes), Doris Leuthard (PDC), Eveline Widmer-Schlumpf (PBD), Didier Burkhalter et Johann Schneider-Ammann (libéraux-radicaux), Ueli Maurer (UDC). Widmer-Schlumpf, Burkhalter et Schneider-Ammann sont-ils menacés? Un deuxième UDC en profitera-t-il? UDC et libéraux-radicaux retrouveront-ils leur majorité de 2003-2007 (avec Blocher, Schmid, Merz, Couchepin)? On retient son souffle
Christophe Darbellay: relance et départ. Martine Brunschwig Graf: le retour.
Christophe Darbellay peut-il relancer le Parti démocrate-chrétien suisse jusqu’en 2015? Conseiller national dès 2003, président du PDC dès 2006, l’homme quittera la scène fédérale. Avant, le Valaisan tentera tout pour faire redécoller le parti (12,3% des voix en 2011). Il usera des initiatives familiales du PDC comme levier (allocations familiales exonérées, mariage dépénalisé). Il envisage aussi le lancement d’une autre initiative (thèmes possibles: gratuité des primes maladie pour enfants, formation, consolidation du lien bilatéral avec l’Union européenne). Darbellay vise le Gouvernement valaisan en 2017 («SonntagsBlick» du 3 août). Donc, on le reverra
Gabi Huber, cheffe libérale-radicale, refuse une «alliance du milieu» avec le PDC
Les partis dits «du milieu», qui devraient dominer la politique suisse, peinent à former un front commun. L’Uranaise Gabi Huber, cheffe du groupe libéral-radical au Parlement, le confirme. Une «alliance du milieu» avec le PDC, les Verts libéraux et le Parti bourgeois démocratique (PBD), selon elle, serait une «construction artificielle». Elle préfère chercher des alliances avec tous, y compris avec l’UDC («Neue Zürcher Zeitung» des 12/13 juillet). Les libéraux-radicaux sont les héritiers des fondateurs, en 1848, de l’Etat fédéral