Conseillères fédérales – la chute. Isabelle Moret – le sursaut. Maya Graf – le recours.

Inexorable, la chute des Conseillères fédérales ? Isabelle Moret – Conseillère nationale vaudoise candidate à la succession de Didier Burkhalter – peut-elle y mettre fin ? Jacqueline de Quattro (Conseillère d’Etat, VD) et Laura Sadis (ex-Conseillère nationale et d’Etat, TI) feraient-elles mieux ? Pierre Maudet, Conseiller d’Etat genevois, trouble-t-il le jeu ? Certes, Ignazio Cassis, Tessinois et chef du groupe parlementaire libéral-radical, reste favori. Mais ce Parlement peut surprendre. Verdict le 20 septembre.

 

Sommet en 2010-2011 ! Les Conseillères fédérales sont 4 sur 7. Mais Micheline Calmy-Rey cède la place à Alain Berset (siège socialiste), Eveline Widmer-Schlumpf (PBD) à Guy Parmelin (UDC). Pire ! Pour la succession d’ici à 2019 de Doris Leuthard (PDC), on voit surtout des hommes (ex : Konrad Graber, Stefan Engler, Pirmin Bischof, Gerhard Pfister, Chancelier Walter Thurnherr). Pour les doyens d’âge, la perspective « femmes » est meilleure avec le PLR Johann Schneider-Ammann (ex : Karin Keller-Sutter, Petra Gössi, Christa Markwalder) qu’avec l’UDC Ueli Maurer. Pour les socialistes Simonetta Sommaruga et Alain Berset ? Ce serait plus tard.

 

Oui, les Conseillères fédérales sont menacées. La Constitution exige certes l’égalité des droits, mais pas la parité politique. En 2000, l’initiative des « quotas » est écartée. C’est le contraire pour les régions et les communautés linguistiques. Voyez l’article 175 de la Constitution. La répartition des 116 premiers Sages est même plutôt bonne (73 Alémaniques, 35 Romands, 7 Tessinois, 1 Romanche). Avantage Ignazio Cassis ?