Ce 11 mars, les chances de l’initiative du syndicat «Travail.Suisse» de Martin Flügel, Denis Torche et de leur équipe pour 6 semaines de vacances paraissent modestes
Année : 2012
Dégel: Burkhalter mise sur l’électricité, mais l’Union européenne joue dur
Didier Burkhalter, nouveau ministre des Affaires étrangères, a une idée pour dégeler les relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE)
L’UDC de Maurer et Blocher reste. Sortir est-il payant?
Non, l’UDC de Christoph Blocher ne quitte pas le Conseil fédéral. A Berg en Thurgovie, le plus grand parti de Suisse refuse de sortir (442 voix contre, 25 pour).
Le 14 décembre pourtant, le Parlement lui conteste un deuxième siège au Gouvernement. L’UDC n’y envoie aujourd’hui que le seul Ueli Maurer. Irritation.
Fait-elle bien de rester, l’UDC ? Peut-être. Dans le système suisse, sortir n’est pas forcément payant. Voyez les socialistes. Hors Gouvernement, ils progressent jusqu’en 1931 (28,7% de voix). C’est la crise économique. Les socialistes ne montent plus, mais se maintiennent à bon niveau (28% en 1935, 28,6% en 1943). Entre 1943 et 1953, ils placent un Sage sur sept (Ernst Nobs, puis Max Weber) et se tassent (26% en 1951). La démission-choc de Max Weber en 1953 ne leur donne pas de coup de pouce décisif (27% de voix en 1955, 26,4% en 1959). Ce qui ne les empêche pas de revenir avec deux Sages (Willy Spühler et Hans Peter Tschudi dès 1959, Simonetta Sommaruga et Alain Berset aujourd’hui).
Attention ! La présence au Conseil fédéral n’est pas une garantie contre les érosions. Les socialistes en savent quelque chose (18,7% de voix en 2011), les libéraux-radicaux et le PDC aussi. L’UDC est différente. Avec Rudolf Minger, elle entre au Conseil fédéral en 1929. Longtemps, elle ne grandit plus (15,8% en 1928, 11% en 1987). Puis, Christoph Blocher s’en saisit, lui donne un ton conservateur, nationaliste, conflictuel. Sans sortir de l’Exécutif, l’UDC devient force d’opposition. Elle grimpe en flèche (28,9% en 2007), mais recule à nouveau (26,6% en 2011). Ce coup d’arrêt est-il durable ? A voir
Casse-tête pour Maurer. Dassault brade le Rafale. Mais qui achète ce Rafale?
Coup de théâtre ! Le groupe français Dassault propose de vendre à la Suisse 18 avions de combat Rafale pour 2,7 milliards de francs (« LeMatinDimanche » et « SonntagsZeitung », 29.1.2012). Cette offre serait dans les mains des présidents de politique de sécurité des Chambres. Elle se complèterait de l’accès par les forces helvétiques à divers équipements et bases militaires en France
Conseil fédéral contre l’élection par le peuple. Blocher perdant face à Widmer-Schlumpf?
Non, le Conseil fédéral ne veut pas être élu par le peuple. Il propose donc le rejet de l’initiative de l’UDC. Aujourd’hui, le Gouvernement est élu par le Parlement
De «centre-gauche», ce Conseil fédéral? Pas sûr. Voyez Simonetta Sommaruga.
Simonetta Sommaruga – cheffe socialiste de Justice et Police depuis fin 2010 – a du cran. Par trois fois déjà, la Conseillère fédérale bernoise défend une position du Gouvernement différente de la sienne («Tribune de Genève» et «24 Heures» du 18 janvier)
Démissions à l’UDC? Amstutz succède à Baader. Et les blochériens tiennent bon.
Le Bernois Adrian Amstutz prend la tête du groupe UDC au Parlement fédéral. Il succède à Caspar Baader de Bâle-Campagne. Comme lui, Amstutz se situe sur la ligne «dure» définie par le chef-stratège zurichois Christoph Blocher
Tous vont chez Klaus Schwab. Le mouvement «Occupy WEF» lance un défi.
Incroyable Klaus Schwab! Une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement accourent à son 42e Forum économique mondial (WEF) du 25 au 29 janvier 2012 à Davos
Garde rapprochée: Thomas Christen pour Berset, Yves Rossier pour Burkhalter.
Alain Berset ! Le nouveau Conseiller fédéral et chef du Département de l’Intérieur choisit Thomas Christen, Secrétaire général du Parti socialiste suisse, comme collaborateur personnel. C’est une précaution utile. A l’Intérieur, le Fribourgeois traite de dossiers sensibles comme les assurances sociales et la santé. Certains projets inquiètent la gauche
Crédibles, Widmer-Schlumpf et même Hildebrand! Peu crédible, Blocher!
Surprise! Philipp Hildebrand, ex-président de la Banque nationale suisse (BNS), jouit d’une bonne image. 67% des personnes interrogées le jugent crédible (sondage «SonntagsZeitung» du 15.1.2012)